Le mot du Président - Février 2021

2021 : AVANTI

Personne ne peut nier que 2020 fut une année désastreuse à plus d’un titre. Bien sûr, c’est surtout la Covid-19 qui nous a apporté son cortège de douleur, de tristesse, de peur, de solitude, de méfiance de l’autre, mais aussi de solidarité, d’entraide, de dévouement, de soutien, du pire et du meilleur. 873 millions de cas dans le monde, dont 60.000 en Belgique. 2 millions...Lire la suite

2021 : AVANTI

Personne ne peut nier que 2020 fut une année désastreuse à plus d’un titre. Bien sûr, c’est surtout la Covid-19 qui nous a apporté son cortège de douleur, de tristesse, de peur, de solitude, de méfiance de l’autre, mais aussi de solidarité, d’entraide, de dévouement, de soutien, du pire et du meilleur. 873 millions de cas dans le monde, dont 60.000 en Belgique. 2 millions de morts dans le monde dont 20.000 en Belgique. Depuis la seconde guerre mondiale, nous n’étions plus « habitués » à compter nos morts par milliers ! La guerre 1940-1944, en Belgique, c’est 88.000 morts - civils et militaires - en 4 ans soit une moyenne de 18.300 sur 10 mois. La Covid : c’est 20.000 sur la même durée. Comparaison n’est pas raison me direz-vous, mais l’ampleur de la pandémie ne peut être niée, comme certaines personnes ou certains complotistes essaient de le faire. N’oublions pas que l’extermination des juifs par l’Allemagne nazie continue à aussi à être niée !!! Nous sommes, chez nous, hors de la guerre militaire classique, mais sommes-nous conscients que nous devrons mener de front plusieurs combats, non pas seuls, mais avec le reste du monde. Cette pandémie nous a démontré, si cela était encore nécessaire, que, comme le disait Didier Melon, dans l’émission de la RTBF : « Le monde est un village ». Mais son village était plein de douceur, idyllique, hors des réalités que la pandémie actuelle nous révèle, alors que dans de nombreux endroits du monde, la détresse est l’apanage des populations. Devons-nous pour autant nous lamenter sur le monde ou nous rappeler que des guerres, ça se gagne et que notre planète mérite que nous nous battions pour qu’elle survivre, qu’elle continue à offrir aux générations futures ce pourquoi elle existe.

Quels sont les combats que nous devons mener ?

Même si la pandémie occupe prioritairement nos préoccupations, les combats que nous devons mener parallèlement restent guidés par notre conception des valeurs humaines auxquelles nous adhérons et de ce que la nature nous permet de réaliser, à la condition que nous la respections. Il nous faut donc nous référer aux valeurs universalistes qui peuvent rassembler les hommes, valeurs qui doivent déterminer les orientations sociales, économiques et écologiques du monde politique en son sens le plus large, celui de civilité ou Politikos, qui désigne ce qui est relatif à l'organisation ou autogestion d'une cité. Les enjeux sont connus de tous : épuisement des ressources naturelles, dégradation de la faune et de la flore partout dans le monde mais, pour l’humain aussi, non-respect des minorités, augmentation des inégalités allant jusqu’au déni de démocratie. Cette vision est aux antipodes des dominants qui orientent l’évolution de nos sociétés, des super fortunes s’approprient, grâce à la puissance de l’argent, le droit de détruire le monde sans aucune vision de l’avenir de cette planète qui ne leur appartient pas.

Soyons au côté de ceux qui font de la devise « Liberté-Egalité-Fraternité » le combat de chaque jour.

Yvan Nicaise

Un oiseau né en cage croit que voler est une maladie - Alejandro Jodorowski

Communiqué du CAL "Nous soutenons Nadia Geerts, militante féministe et laïque"

https://www.laicite.be/soutenons-nadia-geerts-militante-feministe-laique/

Nous soutenons Nadia Geerts, militante féministe et laïque

26/01/2021

Le Collectif Laïcité Yallah, le Centre Communautaire Laïc Juif et le Centre d’Action Laïque offrent leur total soutien à Nadia Geerts, professeure de philosophie à la haute école Bruxelles-Brabant (HE2B) et militante féministe et laïque bien con...Lire la suite

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Nous soutenons Nadia Geerts, militante féministe et laïque

26/01/2021

Le Collectif Laïcité Yallah, le Centre Communautaire Laïc Juif et le Centre d’Action Laïque offrent leur total soutien à Nadia Geerts, professeure de philosophie à la haute école Bruxelles-Brabant (HE2B) et militante féministe et laïque bien connue, qui fait l’objet d’une campagne de haine, de diffamation et de menaces sur les réseaux sociaux en raison de ses positions en faveur de la neutralité dans l’enseignement obligatoire et de sa réaction à la suite de l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine.

En effet, nous sommes extrêmement préoccupés par ce climat de haine et de violence qui cible, particulièrement, des militantes et militants laïques et féministes qui défendent des principes humanistes et universalistes sans que cela ne suscite, outre mesure, une réaction ferme des autorités publiques et des partis politiques. D’autant plus que nous savons où peut mener cette haine, dans notre pays, depuis les attentats terroristes islamistes contre le musée juif de Belgique (2014), l’aéroport de Zaventem, la station de métro Maelbeek (2016).

Protéger les écoles des dérives

Taire, aujourd’hui, cette violence dirigée contre Nadia Geerts, enseignante, essayiste et chroniqueuse à l’hebdomadaire français Marianne, récipiendaire du Prix international de la laïcité 2019, c’est déjà céder à la peur, à la censure et à l’autocensure. Impensable pour nous, démocrates, attachés à la raison, à la pensée critique et au débat contradictoire. Nous valorisons l’éducation, la culture et les échanges. C’est pourquoi il est impératif de protéger l’école des pressions religieuses de plus en plus fortes. En France, une enquête publiée au début de mois de janvier par la Fondation Jean Jaurès révèle que les revendications liées à des croyances ou des pratiques religieuses en milieu scolaire sont en nette augmentation. La majorité des enseignants (53 %) dans le secondaire sont confrontés à des pressions religieuses. Qu’en est-il en Belgique ? Ouvrons le débat !

Croyance vs connaissance

L’école doit préparer les élèves à distinguer entre ce qui relève de la croyance et ce qui est de l’ordre de la connaissance. Ce qui peut avoir valeur d’universel et ce qui peut être lié à la particularité d’un individu. La libre expression des idées est nécessaire. Ceci ne peut se faire sans une tête bien faite. Il faut, cependant, distinguer deux choses : d’un côté, la critique des religions, protégée par la loi (y compris acerbe et virulente) et, de l’autre, l’incitation à la haine et à la discrimination à l’endroit des personnes sur une base religieuse, sanctionnée par la loi. Par conséquent, critiquer des dogmes ou des pratiques religieuses réelles ou supposées ne devrait pas conduire à l’insécurité ou l’intimidation.

Un soutien public et politique impératif

Dans ce contexte, nous appelons à une très large mobilisation en faveur de la laïcité et de la neutralité dans l’enseignement obligatoire et dans l’administration publique. Il convient de rappeler que la laïcité n’est pas une guerre contre les religions mais le principe humaniste qui fonde le régime des libertés et des droits humains sur l’impartialité du pouvoir civil démocratique dégagé de toute ingérence religieuse. Nous réitérons notre pleine solidarité aux militantes et militants laïques qui grâce à leur travail participent à améliorer nos milieux de vie et à favoriser la citoyenneté. Nous appelons les autorités publiques et les partis politiques à manifester une plus grande considération vis-à-vis de leur engagement et les soutenir dans leurs actions.

Carte blanche parue sur lesoi

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